laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
CNRS Université de Lorraine

Membre de
ILF
FEDER
Accueil > La recherche > Équipes > Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel) > Projets > Etymodidac : Enseigner l’étymologie entre hier et demain

Etymodidac : Enseigner l’étymologie entre hier et demain


Responsable du projet : Dominique Macaire

Projet inter-équipes du laboratoire ATILF-CNRS, UMR 7118, associant :
- l’équipe Acquisition et apprentissage des langues (CRAPEL) : Francis Carton, Dominique Macaire ;
- l’équipe Linguistique historique française et romane : Eva Buchi, Jean-Paul Chauveau, Yan Greub, Capucine Herbert.

Le projet de recherche-action « Enseigner l’étymologie : entre hier et demain » se propose de tester la validité de l’affirmation selon laquelle les travaux de recherche de la grammaire comparée-reconstruction (Buchi & Schweickard, 2011a, 2011b ; Vàrvaro, 2011a, 2011b), qui se substitue à la méthode traditionnelle en étymologie, sont vulgarisables, refusant le postulat selon lequel le DÉRom s’enfermerait de façon stérile dans la recherche fondamentale.

L’option didactique de départ considère que si les élèves comprennent le sens de leurs apprentissages de la langue française et la fonctionnalité de celle-ci dans un contexte sociolinguistique aujourd’hui plurilingue, ils peuvent se doter d’une capacité à réfléchir sur la langue de l’école (langue objet) tout en la construisant dans sa dimension diachronique, constitutive d’une culture socialement à partager (langue outil). Savoir d’où vient une langue contribue à la « placer », à lui donner une réalité et une puissance sociale au-delà de sa puissance scolaire. Les options du DÉRom n’ont, à ce jour, pas encore été « mises en pratiques de classes », ce que se propose d’étudier notre recherche-action avec des élèves de classes de sixième (11-12 ans). Nous formulons l’hypothèse qu’il est cognitivement à la mesure des élèves d’aujourd’hui d’approcher tant la dimension comparée de la langue française dans son héritage que la dimension reconstructionniste. Et que, ce faisant, de jeunes élèves peuvent se construire une identité plurielle en relation avec l’image et le statut du français et des langues qu’ils côtoient, à l’école comme dans la société.

En impliquant des enseignants et des élèves de classes de sixième (11-12 ans), nous nous proposons de faire découvrir et comparer des langues romanes, en incluant le français, afin de mener des activités sur la recherche de mots héréditaires du français. Ainsi, les élèves acteurs, voire auteurs de l’activité en classe, s’intéressent-ils à l’étymologie dans des contextes « textuels » (contes, chansons, cartes interactives) ou en isolant des mots, pour mener des activités de réflexion sur la langue de type Language Awareness (Hawkins, 1984 ; Moore, 1995), largement répandues dans les communautés éducatives anglophones, mais moins relayées dans les milieux francophones. Depuis une quinzaine d’années, des travaux didactiques s’inscrivant dans une acception théorique plurilingue et comparatiste (Candelier, 2003 ; Coste, Castelloti & Duverger, 2010 ; Escudé & Janin, 2008 ; Macaire, 2008 ; Meissner, Klein & Stegmann, 2004) ont conduit à des expérimentations sur les emprunts, sur l’intercompréhension entre langues romanes (Galatea, EuroCom4, Parcours romans), sur l’éveil aux langues (Evlang)/« l’éducation aux langues et aux cultures » à l’école primaire (Macaire, 2008) pour n’en nommer que certains.

  Annuaire | Contact | Courriel | Intranet | Plan d'accès | Autres sites | Crédits | Mentions légales